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REVOLUTION DANS LE TRAITEMENT DES CALCULS URINAIRES
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REVOLUTION DANS LE TRAITEMENT DES CALCULS URINAIRES



Les lithiases ou calculs des voies urinaires supérieures, du rein et des uretères, entrainent douleurs, infections urinaires et à terme insuffisance rénale.

 


Le choix de la thérapeutique des calculs urinaires des voies urinaires supérieures dépend de la localisation et de la taille des lithiases.

Classiquement, les lithiases intra-rénales sont traitées par la lithotritie extra-corporelle (LEC) et les techniques invasives de type percutanée. Les lithiases intra-urétérales sont accessibles par les voies naturelles, l'urètre et la vessie, au moyen de l'urétéroscope rigide.
Ces thérapeutiques, apparues dans les années 1970 ont leurs limites. La LEC ne peut traiter efficacement des calculs de plus de 15 mm en raison du nombre de séances nécessaires et de la taille des débris générés. Les lithiases les plus dures sont de plus résistantes à ce traitement.

La néphrolithotomie permet de traiter tout type de calculs mais nécessite un trajet chirurgical percutané source de douleurs et saignements post opératoires.
L'urétéroscopie rétrograde, technique endoscopique mini-invasive, ne permettait pas d'accéder à l'ensemble du rein en raison de la contrainte imposée par la rigidité du matériel.

Une innovation thérapeutique est venue récemment compléter cet arsenal thérapeutique : l'urétérorénofibroscopie souple laser. Cette technique mini-invasive utilise un endoscope  miniature flexible pour accéder par la verge ou l'urètre féminin à l'ensemble des voies urinaires. Il permet donc le diagnostic de toutes les pathologies endoluminales du haut appareil urinaire : lithiases, tumeurs, diverticules caliciels, syndrome de la jonction pyélo-urétérale, sténoses urétérales et leur traitement par vaporisation ou section laser. Grâce à cette technique qui associe contrôle visuel et accès trans-orificiel, 90% des calculs urinaires peuvent être traités sans fragments résiduels avec une meilleure tolérance et une durée d'hospitalisation limitée à 48h. Les tumeurs des voies excrétrices peuvent, dans certaines situations comme sur rein unique ou chez l'insuffisant rénal, bénéficier d'un traitement conservateur du rein.

En conclusion, cette technique innovante mini-invasive est par son efficacité, sa fiabilité et sa tolérance considérée comme révolutionnaire et devient prépondérante au sein d'un centre moderne de traitement de la lithiase.

 

Docteur J. Baptiste ROCHE

Clinique Mutualiste de Pessac